Détresse émotionnelles chez les couples ayant en un avortement du premier trimestre

  Auteurs : Lauzon P, Roger-Achim D, Achim A, Boyer R.   Date de publication : 2000
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Il s'agit d'une étude de cohorte prospective dont l'objectif principal est de comparer la prévalence de détresse psychologique chez les femmes et les hommes impliqués dans un avortement du premier trimestre, avant et après l'IVG par rapport à cette prévalence dans la population générale. Il apparaît que l'avortement était associé à un degré de détresse significativement plus élevé avant et après l'intervention, chez les femmes et leurs partenaires.

 

Titre original de l'étude : Emotional distress among couples involved in first-trimester induced abortion

I

Informations générales

  • Âge des femmes Deux-tiers de moins de vingt ans
  • Pays Canada
  • Type d‘étude III - Comparative (groupe avortement - autre(s) groupe(s)) ; Données spécifiquement recueillies dans cet objectif
  • Symptômes Détresse
  • Période post-avortement étudiée - Premier mois
  • Jeu de données utilisé - Jeu de données spécifiquement recueilli pour l'étude
G

Groupe(s) comparé(s)

c

Critère(s) de jugement

M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • Modalité de recueil des signes de troubles psychologiques Ilfeld Psychological Symptoms Index
s

Synthèse

Objectif : L'objectif principal est de comparer la prévalence de détresse psychologique chez les femmes et les hommes impliqués dans un avortement du premier trimestre, avant et après l'IVG par rapport à la détresse psychologique qui est observée dans la population générale. L'objectif secondaire est d'identifier des facteurs de risque de détresse psychologique.

Type/ Schéma d'étude : Etude de cohorte prospective.

Population étudiée : Les femmes, âgées de plus de 15 ans, chez qui un avortement du premier trimestre a été pratiqué, entre fin 1991 et début 1993, dans trois cliniques du centre-ville de Montréal ainsi que leurs compagnons. 197 femmes et 113 hommes ont été inclus et ont rempli un questionnaire avant l'IVG. Parmi ceux-ci, 127 femmes et 69 hommes ont complété au moins un questionnaire après l'IVG. Un questionnaire identique avait été utilisé dans la cohorte témoin, constituée de 728 femmes et 630 hommes de 15 à 35 ans, issue de la cohorte Enquête Santé Québec 1987.

Mesure(s) principale(s) : Mesure de la détresse psychologique grâce à la version française de l'Ilfeld Psychological Symptom Index.

Résultat(s) : La comparaison des caractéristiques des groupes montre des différences significatives entre les caractéristiques des exposés (IVG) et des témoins en termes d'âge, de niveau d'études et d'antécédents d'idéation suicidaire; ces écarts sont moins prononcés au niveau des hommes.

La prévalence de détresse psychologique avant l'IVG était significativement plus élevée chez ceux qui ont participé à un avortement (56% des femmes et 39,6% des hommes) que chez les témoins (respectivement 20,7% et 22,2%).

Trois semaines après l'intervention, la détresse demeurait plus élevée dans le groupe IVG que dans le groupe de contrôle (respectivement 41,7% et 29,6%).

Chez les femmes, les facteurs prédictifs de détresse élevée étaient la peur d'un impact négatif sur leur relation amoureuse, une relation de couple considérée comme insatisfaisante ou datant de moins d'un an, une ambivalence concernant la décision d'avorter, l'absence d'enfants, une idéation suicidaire dans la dernière année.

Chez l'homme, les facteurs prédictifs de détresse élevée étaient la peur d'un impact négatif sur la relation avec la partenaire, une relation datant de moins d'un an, des inquiétudes concernant l'avortement et la détresse qu’il pourrait impliquer, une perception négative de sa santé, des antécédents d'idéations ou de gestes suicidaires dans l'année précédente.

Conclusion(s) : L'avortement était associé à un degré de détresse significativement plus élevé avant et après l'intervention, chez les femmes et leurs partenaires que chez les témoins n'ayant pas avorté. Plusieurs facteurs semblent influencer négativement le degré de détresse psychologique dans cette cohorte, notamment l'idéation suicidaire dans l'année précédant l'IVG.

R

Résultats Quantitatifs

Dans le groupe témoins (c'est à dire sans IVG) 21,6% des femmes et 22,2% des hommes étaient classé comme présentant une grande détresse. Lors de la consultation pré-IVG, 56,9% des femmes et 39,6% des hommes étaient classés comme présentant une grande détresse. Trois semaines après l'avortement, 41,7% des femmes et 30,9% des hommes étaient classés comme présentant une grande détresse.

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

non renseigné

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

Le groupe contrôle est-il interrogé lui aussi, ou bien ses réponses au questionnaire sont-elle tirées d'une base de donnée? Si tel était le cas, les données ne seraient pas comparable et le niveau de preuve serait très altéré.

Notons de plus que, dans le groupe IVG, de nombreux sujets ont été perdus de vue (35,5% des femmes; 38,9% des hommes). Le groupe contrôle diffère des cas par un grand nombre de caractéristiques.

Commentaires de la Rédaction Non Scientifique

Ton neutre. Etude bien menée

++

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