Avortement, toxicomanie et santé mentale au début de l'âge adulte : Données longitudinales sur treize ans aux États-Unis

  Auteurs : Sullins DP   Date de publication : 2016
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Cette étude réalisée aux USA, portant sur 8005 femmes âgées de 15 à 28 ans montre une augmentation de 45% de certains troubles mentaux (Ont été étudiés: dépression, d'anxiété, d'idées suicidaires, d'abus d'alcool et de drogues, d'usage de cannabis, de dépendance à la nicotine) après avortement.

Titre original de l'étude : Abortion, substance abuse and mental health in early adulthood: Thirteen-year longitudinal evidence from the United States

I

Informations générales

  • Âge des femmes 15 à 28 ans
  • Pays USA
  • Type d‘étude II - Comparative (groupe avortement - autre(s) groupe(s)) ; Analyse secondaire ; Données recueillies dans un autre objectif
  • Symptômes Détresse, Mortalité ou suicide ou idées de suicide ou automutilation, Dépression, Anxiété, Abus de substances, alcool ou drogue, addictions, Consultation pour troubles psychologiques
  • Période post-avortement étudiée - non renseigné
  • Jeu de données utilisé - National Longitudinal Study of Adolescent Health (ADD-HEALTH)
G

Groupe(s) comparé(s)

c

Critère(s) de jugement

  • Critères de jugement Mortalité ou suicide ou idées de suicide ou automutilation
  • Critères de jugement Dépression
  • Critères de jugement Anxiété
  • Critères de jugement Abus de substances, alcool ou drogue, addictions
M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • non renseigné
s

Synthèse

OBJECTIF :

Examiner les liens entre les résultats de la grossesse (naissance, avortement ou perte involontaire de grossesse) et les résultats pour la santé mentale des femmes américaines pendant la transition vers l'âge adulte afin de déterminer l'ampleur du risque accru, le cas échéant, associé à une exposition à l'avortement provoqué.

MÉTHODE :

Les données de panel sur les antécédents de grossesse et de santé mentale d'une cohorte nationale représentative de 8005 femmes âgées de 15, 22 et 28 ans (en moyenne), tirées de l'Étude longitudinale nationale sur la santé des adolescents et des adultes, ont été examinées pour le risque de dépression, d'anxiété, d'idées suicidaires, d'abus d'alcool et de drogues, d'usage de cannabis, de dépendance à la nicotine et d'autres facteurs, en fonction des résultats de la grossesse (naissance, interruption volontaire de grossesse et avortement). Les ratios de risque ont été estimés pour les résultats dynamiques dans le temps à partir de modèles logistiques longitudinaux moyens de la population et de modèles de régression de Poisson.

RÉSULTATS :

Après de nombreux ajustements pour tenir compte des facteurs de confusion, des autres issues de grossesse et des différences sociodémographiques, l'avortement a toujours été associé à un risque accru de troubles de santé mentale. Le risque global était augmenté de 45 % (ratio de risque, 1,45 ; intervalle de confiance à 95 %, 1,30-1,62 ; p < 0,0001). Le risque de troubles de santé mentale en cas de perte de grossesse était intermédiaire, mais aussi élevé (ratio de risque, 1,24 ; intervalle de confiance à 95 %, 1,13-1,37 ; p < 0,0001) en général. La naissance était faiblement associée à une réduction des troubles mentaux. Un onzième (8,7 % ; intervalle de confiance à 95 %, 6,0-11,3) de la prévalence des troubles mentaux examinés pendant la période était attribuable à l'avortement.

CONCLUSION :

Des données en provenance des États-Unis confirment les conclusions antérieures de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande selon lesquelles, contrairement à d'autres issues de grossesse, l'avortement est constamment associé à une augmentation modérée du risque de troubles de santé mentale à la fin de l'adolescence et au début de l'âge adulte.

R

Résultats Quantitatifs

non renseigné

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

Point fort concernant le recueil des données : Sans intervention du patient, ni des chercheurs

Cette étude est particulièrement riche par son ajustement statistique. Cet ajustement vise à montrer que les antécédents de troubles psychologiques ne suffisent pas pour expliquer les troubles survenant à la suite de l'IVG

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

non renseigné

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