Admissions en psychiatrie après une naissance ou une IVG chez les femmes à faibles revenus

  Auteurs : Reardon DC, Cougle JR, Rue VM, Shuping MW, Coleman PK, Ney PG.   Date de publication : 2003
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Etude concernant les personnes dont les revenus sont faibles. Les hospitalisations en milieu psychiatrique sont plus fréquentes au cours des 4 années qui suivent un avortement qu'au cours des 4 années ui suivent un accouchement. Cette étude a été réalisée chez des personnes qui n'avaient pas eu d'hospitalisation en milieu psychiatrique l'année précédente. Mais rien ne permet de trancher pour l'une ou pour l'autre des deux explications suivantes des différences observées: plus d'IVG chez les personnes à risque d'hospitalisation ou plus d'hospitalisation comme conséquence de l'avortement.

Titre original de l'étude : Psychiatric admissions of low-income women following abortion and childbirth.

I

Informations générales

  • Âge des femmes 13-49 ans
  • Pays USA
  • Type d‘étude I - Comparative (groupe avortement - autre(s) groupe(s)) ; Analyse secondaire ; données médico-administratives
  • Symptômes Dépression, Hospitalisation en milieu psychiatrique, Consultation pour troubles psychologiques
  • Période post-avortement étudiée - Plusieurs années
  • Jeu de données utilisé - Medi-Cal Data Set (USA)
G

Groupe(s) comparé(s)

  • Effectif - IVG 15299
  • Effectif - grossesse avec accouchement 41442
c

Critère(s) de jugement

  • Critères de jugement Dépression
  • Critères de jugement Hospitalisation en milieu psychiatrique
M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • Modalité de recueil des signes de troubles psychologiques Classification Internationale des Maladies
s

Synthèse

Contexte: Chez les femmes de niveau socio-économique faible qui n'ont pas été hospitalisée en milieu psychiatrique dnas l'année qui précède, coparaison de la fréquence des hospitalisations en milieu psychiatrique les 4 années qui suivent un accouchement ou un avortement.

Méthode: Utilisation du registre Medi-Cal des femmes de 13 à 49 ans au moment de l'accouchement ou de l'avortement en 1989. Seules les femmes sans hospitalisation pour motif psychiatrique dnas l'année qui précèdent (n=56 741) ont été inclues. La fréquence des hospitalisations en psychiatrie après accouchement ou avortement ont été étudiées par régression logistique, pour ajuster les analyses sur l'âge et le mois d'admission dans les services Medi-Cal.

Résultats: Globalement, les femmes qui avaient eu un avortement sont plus souvent hospitalisées en psychiatrie que les femmes qui ont poursuivi leur grossesse pour chacun des délais auquels cela a été étudié: les 90 premiers jours, les 6 premiers mois, la première année, la seconde, la troisième et la quatrième année après l'événement.

La plus grande fréquence exprimée en odds ratio était de

2.1 (Intervalle de confiance à 95% : 1.2-4.1)  pour les symptômes appelés réactions d'ajustement

1.9 (1.3-2.9) pour les épisodes isolés

2.1 (1.3-3.5) pour les psychoses dépressive récurrentes

3.0 (1.5-6.0) pour les troubles bipolaires.

Ces écarts significatifs étaient maintenus après ajustement sur l'âge.

Interprétation: Chez les personnes sont le revenu est faible les hospitalisations sont plus fréquentes après avortement quaprès accouchement, à court et à long terme.

R

Résultats Quantitatifs

non renseigné

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

Point fort concernant le recueil des données : Sans intervention du patient, ni des chercheurs

Point fort concernant la mesure du critère de résultat (les troubles psychologiques) : Evénement extrait des registres ou de données médico-administratives

Données de registre médico-administratif avec un critère de résultat mesuré objectivement : hospitalisation pour problème psychiatrique.

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

Point faible concernant la prise en compte des facteurs qui peuvent fausser l'analyse : Peu d'ajustement

Bien que la population ait été sélectionnée pour limiter les biais à celle qui n'a pas d'antécédents d'hospitalisation en milieu psychiatrique dans l'année qui précède, cela ne peut pas remplacer un ajustement sur l'état de fragilité psychiatrique avant la grossesse.

Commentaires de la Rédaction Non Scientifique

Autre avis du comité:

Etude intéressante malgré une sous-représentation des populations ayant avorté et des populations aisées.

++

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