Croissance du Bien-être et la santé mentale - Effets à long terme de l\'avortement légal

  Auteurs : Kero A, Högberg U, Lalos A.   Date de publication : 2004
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Cette étude décrit le raisonnement, les réactions, et les émotions des femmes avant l'IVG et dans l'année qui suit. Elle met en évidence l’ambivalence des sentiments des femmes au moment d’un avortement y compris chez celles qui ne présentent pas de troubles mentaux par la suite. Un tiers des personnes interrogées expriment des souffrances. Cet article donne des détails sur le vécu des femmes interrogées, détails qui manquent dans les études utilisant des questionnaires structurés ou une base de données médico-administraitve.

 

 

Titre original de l'étude : Wellbeing and mental growth-long-term effects of legal abortion.

I

Informations générales

  • Âge des femmes âge moyen 28 ans
  • Pays Suède
  • Type d‘étude IV - Non Comparative Prospectif (groupe avortement seulement) ; Données spécifiquement recueillies dans cet objectif
  • Symptômes Culpabilité, Détresse, Sentiment de honte, Sentiment de deuil, Soulagement, Dépression, Satisfaction de la femme, concernant sa décision d'avoir un avortement, Consultation pour troubles psychologiques
  • Période post-avortement étudiée - Une année
  • Jeu de données utilisé - non renseigné
G

Groupe(s) comparé(s)

  • Effectif - IVG 58
c

Critère(s) de jugement

  • Critères de jugement Satisfaction de la femme, concernant sa décision d'avoir un avortement
M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • Modalité de recueil des signes de troubles psychologiques Spécifique de l'étude
s

Synthèse

Objectif : Décrire le raisonnement, les réactions et les émotions des femmes dans l'année qui suit un avortement.

Type/ Schéma d'étude : Série de cas, étude descriptive

Population étudiée : Femmes consultant pour un avortement avant la 18ème semaine à l'Hôpital Universitaire d'Umea, Suède, pendant une période de 9 mois en 1995, acceptant de répondre à un questionnaire la veille ou l'avant-veille de l'IVG. Ce questionnaire portait sur les motivations pour avorter, les conditions de vie, l'attitude vis-à-vis de la grossesse et de l'avortement. 4 et 12 mois après, les femmes participaient à des interviews téléphoniques semi-structurés évaluant les réactions immédiates après l'avortement, la situation actuelle, les sentiments par rapport à cet avortement. Seules les femmes qui étaient décidées d'avorter et qui ont participé à tous les questionnaires ont été inclues dans l'analyse, laissant un total de 58 femmes.

Mesure(s) principale(s) : Fréquence des différents sentiments et réponses au questionnaire semi-structuré. Classification des femmes en trois sous-groupes de femmes ayant vécu une absence de détresse mentale ou une détresse modérée ou importante.

Résultat(s): Les femmes ayant répondu au questionnaire initial mais refusé les interviews suivants étaient d'un niveau socio-économique plus bas. Les femmes participant à la totalité de l'étude, âgées en moyenne de 28 ans, étaient primipares pour la moitié. Un an plus tard, la majorité était toujours avec le même partenaire ( 40/58) et 29/58 avaient trouvé du travail ou augmenté leur activité professionnelle. Parmi les 76% qui s’estimaient décidées à avorter, un tiers n’a ressenti que des émotions négatives au moment de l'avortement. 62% n’avaient présenté aucune détresse mentale mais un tiers associait néanmoins l'avortement à des sentiments de deuil, de vide, de culpabilité. 17% des femmes ont présenté des troubles mentaux modérés, qui sont resté stables à 4 mois et 1 an : elles signalaient avoir eu des difficultés à décider d'avorter et ressentir le deuil, le vide et de la culpabilité. 21% des femmes ont ressenti une détresse mentale sévère : la décision d'avorter avait été marquée par l'ambivalence, l'hésitation liée à des contraintes extérieures, des réactions de dépression, de deuil, de culpabilité persistantes, et décrivaient l'avortement comme une crise, une erreur ou le regrettaient. Parmi elles quatre étaient à nouveau enceintes ou avaient accouché.

Conclusion(s) : Même chez des femmes décidées à avorter, qui ne présentent pas de troubles mentaux après l'avortement, une ambivalence des sentiments au moment et après l'avortement est possible. Dans cette cohorte 38% des femmes présentent des troubles mentaux légers, modérés ou sévères suite à un avortement, marqués par un conflit au moment de la décision et des réactions de deuil et de culpabilité dans l'année qui suit l''IVG.

R

Résultats Quantitatifs

non renseigné

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

Bien que les auteurs insistent plus sur les situations sans problèmes, ils décrivent de façon précise les situations de femmes présentant des souffrances post-ivg. Cela rend la lecture de cet article utile à la réflexion portant sur les suites de l'IVG.

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

non renseigné

Commentaires de la Rédaction Non Scientifique

Etude seulement descriptive et non rigoureuse avec biais de sélection ne permettant pas de tirer de conclusion.

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Etude moyenne, du fait d’un recrutement imprécis et de l'interprétation a priori, par les auteurs des sentiments exprimés par la femme comme positif ou négatif

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