Contraception et sexualité après un IVG : comparaison entre Lugano et Genève

  Auteurs : Bianchi-Demicheli F, Perrin E, Lüdicke F, Campana A.   Date de publication : 2001
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Cette étude est une évaluation comparative de deux centres d'avortement où les femmes de l'échantillon étaient revenues pour une IVG. Elle cherche à étudier le lien entre IVG et contraception et IVG et dysfonctions sexuelles. Elle rapporte que l’avortement a été suivid'une  augmentation significative du recours à la contraception. Chez certaines femmes, des troubles psychiatriques, une modification du désir et du plaisir sexuels ont été observés.

 

Titre original de l'étude : Contraception and sexuality after termination of pregnancy: a comparison between Lugano and Geneva

I

Informations générales

  • Âge des femmes moyenne 27 ans
  • Pays Suisse
  • Type d‘étude IV - Non Comparative Prospectif (groupe avortement seulement) ; Données spécifiquement recueillies dans cet objectif
  • Symptômes Dysfonctionnements sexuels
  • Période post-avortement étudiée - Six premiers mois
  • Jeu de données utilisé - non renseigné
G

Groupe(s) comparé(s)

  • Effectif - IVG 188
c

Critère(s) de jugement

M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • Modalité de recueil des signes de troubles psychologiques Spécifique de l'étude
s

Synthèse

Objectif : Etude de l'impact d'un avortement sur la sexualité et les pratiques contraceptives des femmes.

Type/ Schéma d'étude : Etude de deux centres avec recueil rétrospectif (Lugano) et prospectif (Genève)

Population étudiée : Etude de deux cohortes de femmes ayant donné leur consentement éclairé, sans désir de stérilisation, consultant pour un avortement d'une grossesse de moins de 12 semaines. Lugano : évaluation rétrospective de 85 femmes, sur leur santé psychique et physique, 3 à 6 mois après un avortement. Genève : évaluation prospective de 103 femmes, 1 à 3 semaines avant et 6 mois après un avortement.

Mesure(s) principale(s) : Taux d'utilisation des différents modes contraceptifs. Taux de dysfonctions sexuelles.

Résultat(s) : Après l'avortement, le nombre de femmes sous contraception a plus que doublé à Lugano et plus que triplé à Genève. Pour deux tiers des femmes, la sexualité ne serait pas modifiée ; pour un tiers d’entre elles des différences sont signalées après l’avortement : baisse du désir, dyspareunie, diminution de la capacité d’atteindre l’orgasme. Enfin 7% des femmes de la cohorte de Lugano et 11% de celle de Genève ont présenté des troubles psychiatriques. Une association significative entre anxiété et dysfonction sexuelle a été retrouvée dans la cohorte de Genève.

Conclusion(s) : L’avortement a été suivi d’une augmentation significative du recours à la contraception. Chez certaines femmes, des troubles psychiatriques et une modification du désir et du plaisir sexuels ont été observés.

 

R

Résultats Quantitatifs

1/3 des femmes ont une baisse de désir, dyspareunie, diminution de la capacité d'atteindre l'orgasme

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

non renseigné

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

Point faible concernant concernant la mesure du critère de résultat (c'est à dire les troubles psychologiques) : Troubles ou symptômes recueillis de façon imprécise

Les données sont recueillies par interview portant sur la sexualité, la contraception. L'étude n'est pas comparative: dans ce type d'étude l'avis de l'enquèteur prends une place importante, ce qui diminue le niveau de preuve.

Il n'y a pas de groupe contrôle: le niveau de preuve en est fortement affaibli.

Commentaires de la Rédaction Non Scientifique

Faible niveau de preuve à cause d'un faible échantillon et d'uen faiblesse méthodologique

-+

Compte tenu du faible échantillon, du caractère rétrospectif d’une partie des informations, de l’attrition importante et de la faiblesse méthodologique, les résultats de cette étude ont un faible niveau de preuve. On estime la qualité de l'étude médiocre. L’attrition importante entre le nombre total d’avortements en 1995 à Lugano et en 1998 à Genève (non mentionnés), le nombre de femmes à qui l’étude a été proposée et le nombre de femmes étudiées ne permet pas de tirer des conclusions fiables généralisables aux femmes des deux cantons.

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