Avortement et dépression: étude longitudinale sur les jeunes femmes

  Auteurs : Pedersen W.   Date de publication : 2008
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Cette enquète étudie le lien entre la pratique d'une IVG dans le passé et la survenue d'une dépression.

Titre original de l'étude : Abortion and depression: a population-based longitudinal study of young women.

I

Informations générales

  • Âge des femmes 15 à 27 ans
  • Pays Norvège
  • Type d‘étude II - Comparative (groupe avortement - autre(s) groupe(s)) ; Analyse secondaire ; Données recueillies dans un autre objectif
  • Symptômes Dépression, Consultation pour troubles psychologiques
  • Période post-avortement étudiée - Plusieurs années
  • Jeu de données utilisé - Young in Norway Longitudinal Study
G

Groupe(s) comparé(s)

  • Effectif - IVG 169
  • Effectif - pas avortement (qu'il y ait ou non une grossesse) 440
c

Critère(s) de jugement

  • Critères de jugement Dépression
  • Critères de jugement Consultation pour troubles psychologiques
M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • Modalité de recueil des signes de troubles psychologiques Kandel and Davies Depression Mood Inventory
s

Synthèse

Objectif:

L'objectif de l'étude était de déterminer si l'avortement était un facteur de risque de dépression.

Méthode:

Un échantillon représentatif de femmes de la population générale (n = 768) a été suivi entre les âges de 15 et 27 ans.

Les questions portaient sur la dépression, l'avortement provoqué et l'accouchement, ainsi que les variables socio-démographiques, les relations familiales et un certain nombre de caractéristiques individuelles, comme la scolarité et l'histoire professionnelle et les problèmes de comportement.

Résultats:

Les jeunes femmes qui ont déclaré avoir subi un avortement dans la vingtaine étaient plus susceptibles d'avoir des signes de dépression (odds ratio (OR) 3,5; intervalle de confiance à 95% (IC) de 2,0 à 6,1).

L'ajustement sur les facteurs de confusion potentiels réduit l'association, mais celle-ci est restée significative (OR 2,9, IC 95% 1.7 à 5.6).

Il n'y avait pas d'association entre l'avortement pendant l'adolescence et dépression ultérieure.

Conclusions: Les jeunes femmes qui ont eu un avortement provoqué peuvent être à risque accru de dépression ultérieure.

R

Résultats Quantitatifs

non renseigné

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

Point fort concernant la mesure du critère de résultat (les troubles psychologiques) : Questionnaire standardisé

Point fort concernant la prise en compte des facteurs qui peuvent fausser l'analyse : Ajustement sur antécédents et/ou éventuelles autres caractéristiques

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

Point faible concernant la population étudiée : Population particulière : généralisabilité incertaine

Point faible concernant le recueil des données : C'est la femme qui communique les 2 critères, le facteur étudié et le critère de jugement. Certaines femmes ont tendance à exprimer largement les choses, d'autres au contraire à les taire. Cela crée une fausse corrélation.

Les résultats font craindre une non représentativité de l'échantillon utilisé. Nous notons en effet des taux "anormalement élevés" des substances étudiées chez les personnes qui ont eu un avortement: Tabac 26.3%; problèmes d'alcool 30.3 %, utilisation de cannabis 31.6%

Commentaires de la Rédaction Non Scientifique

Etude bien menée malgré une sous représentativité du groupe étudié et de nombreux facteurs confondants

Commentaires des internautes

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