IVG du premier trimestre et risques de réadmission en hopital psychiatrique pour les femmes ayant un historique de traitement pour désordre mental

  Auteurs : Munk-Olsen T, Laursen TM, Pedersen CB, Lidegaard O, Mortensen PB.   Date de publication : 2012
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Il s'agit d'une étude de registres médicaux. L'étude porte sur les personnes ayant des antécédents d'hospitalisation en psychiatrie. Elle analyse l'influence d'une IVG précoce sur le risque de réadmission des patientes en hôpital psychiatrique. L'article conclue qu'il n'y a pas d'augmentation du risque de réadmission après un avortement. Mais cette conclusion semble discutable. En effet, seules les premières réadmissions sont pris en compte: les personnes à risque de réadmission plus élevé ont plus souvent déjà eu une réamission avant l'IVG et si elles ont d'autres réamissions après l'IVG, ces dernière ne seront pas pris en compte.

Titre original de l'étude : First-time first-trimester induced abortion and risk of readmission to a psychiatric hospital in women with a history of treated mental disorder.

I

Informations générales

  • Âge des femmes > 15 ans
  • Pays Danemark
  • Type d‘étude II - Comparative (groupe avortement - autre(s) groupe(s)) ; Analyse secondaire ; Données recueillies dans un autre objectif
  • Symptômes Hospitalisation en milieu psychiatrique, Consultation pour troubles psychologiques
  • Période post-avortement étudiée - Une année
  • Jeu de données utilisé - Danemark - Registres nationaux
G

Groupe(s) comparé(s)

  • Effectif - IVG 2838
  • Effectif - grossesse avec accouchement 5293
c

Critère(s) de jugement

  • Critères de jugement Hospitalisation en milieu psychiatrique
M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • non renseigné
s

Synthèse

Objectif : Evaluer l'influence d'une IVG précoce sur le risque de réadmission des patientes en hôpital psychiatrique.

Type/ Schéma d’étude : Etude de cohorte historique d’une durée de 13 ans, données extraites de registres nationaux.

Population étudiée : Sous population des femmes nées entre 1962 et 1982 ressencées  par le « Danish Civil Registration system »,  dont les informations sont croisées avec celles du « Danish Psychiatric Central Register ». 

L'étude concerne une cohorte de 2838 femmes ayant des antécédents de troubles mentaux, qui ont ensuite eu une IVG du premier trimestre entre 1994 et 2007. Le groupe de comparaison est constitué de 5293 femmes ayant des antécédents de troubles mentaux et ayant donné naissance à un enfant pendant la période étudiée. Sont étudiées en particulier les réadmissions en psychiatrie au cours des 9 mois précédant et les 12 mois suivant l'IVG ou la naissance, soit respectivement 321 et 273 femmes. 952 femmes ont eu à la fois une IVG et une naissance et sont donc dans les 2 groupes.

Mesure(s) principale(s) : Première réadmission en psychiatrie.

Résultat(s): La fréquence de première réadmission chez les femmes est plus élévée dans le groupe IVG, avant et après celle-ci que dans le groupe de femmes ayant donné naissance à un enfant. Mais il n'y a pas plus de première réadmission après IVG qu'avant. Un mois après la naissance ce risque de première réadmission est plus important pour les femmes venant d'accoucher qu'avant la grossesse.

Conclusion(s) : La fréquence des premières réadmissions en psychiatrie après une IVG n’est pas augmenté de façon significative, alors qu'elle l'est le premier mois qui suit l'accouchement, en particulier chez des femmes bipolaires ou schizophrèniques.

R

Résultats Quantitatifs

non renseigné

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

Point fort concernant le recueil des données : Sans intervention du patient, ni des chercheurs

Point fort - mesure du facteur étudié (avortement) : Recueil du facteur étudié (avortement) sur données médico-administratives

Point fort concernant la mesure du critère de résultat (les troubles psychologiques) : Evénement mesuré avec précision

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

Seules la première réadmission étant prise en compte les plus à risque sont réadmises avant l'IVG: les taux après l'IVG portent sur des patients moins sévères en moyenne, ce qui peut expliquer l'absence d'augmentation apparent des taux de réadmission après IVG: il y a confusion entre "réadmission" et "première réadmission". De plus, cette sélection progressive des patientes les moins sévères au cours du temps est moins forte dans le groupe accouchement que dans le groupe IVG, car les IVG sont plus fréquentes chez les personnes ayant plus de réhospitalisation.

Commentaires de la Rédaction Non Scientifique

Faible niveau de preuve compte tenu des biais et du conflit d'interêt des auteurs

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Etude financée par un laboratoire produisant des médicaments utilisés dans l’IVG et par une fondation accordant des financements massifs à la promotion des IVG, aux services de planification familiale dans le monde.

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