Avortement chez les jeunes femmes et santé mentale subséquente

  Auteurs : Fergusson DM, Horwood LJ, Ridder EM.   Date de publication : 2006
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Les jeunes femmes qui ont eu un avortement avant 25 ans présentent plus de signes de  troubles mentaux (dépression, idéation suicidaire, anxiété, dépendance aux drogues illicites).

Titre original de l'étude : Abortion in young women and subsequent mental health

I

Informations générales

  • Âge des femmes 15 à 25 ans
  • Pays Nouvelle-Zélande
  • Type d‘étude II - Comparative (groupe avortement - autre(s) groupe(s)) ; Analyse secondaire ; Données recueillies dans un autre objectif
  • Symptômes Mortalité ou suicide ou idées de suicide ou automutilation, Dépression, Anxiété, Abus de substances, alcool ou drogue, addictions, Consultation pour troubles psychologiques
  • Période post-avortement étudiée - Plusieurs années
  • Jeu de données utilisé - Christchurch Health and Development Study
G

Groupe(s) comparé(s)

  • Effectif - IVG 48 (dans l\'étude analysée de façon longitudinale)
  • Effectif - grossesse avec accouchement 77
  • Effectif - pas de grossesse 367 (dans l\'étude analysée de façon longitudinale)
c

Critère(s) de jugement

  • Critères de jugement Mortalité ou suicide ou idées de suicide ou automutilation
  • Critères de jugement Dépression
  • Critères de jugement Anxiété
  • Critères de jugement Abus de substances, alcool ou drogue, addictions
  • Critères de jugement Consultation pour troubles psychologiques
M

Mesure du (des) critère(s) de jugement

  • Modalité de recueil des signes de troubles psychologiques Diagnostic Interview Schedule (DIS)
s

Synthèse

Objectif : Chez des femmes de 15 à 25 ans, analyse du lien entre IVG et état de santé mental ultérieur.

Type/ Schéma d'étude : Cohorte longitudinale prospective.

Population étudiée : Sous-population de la cohorte Christchurch Health and Development Study (CHDS), constituée de femmes suivies de la naissance à 25 ans et ayant répondu à différents questionnaires à 15, 16, 18, 21 et 25 ans. Elles ont été interrogées sur leurs éventuelles grossesses, IVG et leur santé mentale selon les critères du DSM IV. Au total, 506 femmes, pour lesquelles les informations étaient suffisantes pour l'analyse, ont été étudiées.

Mesure(s) principale(s) : Lien entre l'issue de la grossesse éventuelle et la survenue ultérieure de troubles mentaux (dépression majeure, troubles anxieux, idéation suicidaire, dépendance à l'alcool, dépendance aux drogues illicites).

Résultat(s): Les jeunes femmes qui ont eu un avortement avant 25 ans présentent plus de signes de  troubles mentaux (dépression, idéation suicidaire, anxiété, dépendance aux drogues illicites). Ce lien reste statistiquement significatif après ajustement des résultats sur les facteurs confondants éventuels.

R

Résultats Quantitatifs

Résultat sur le critère jugement mortalité, suicide, idées de suicide, automutilation

La présence d'idéations suicidaire chez les femmes qui ont avorté est 2.38 plus fréquente que chez les femmes qui n'ont pas eu de grossesse et 4.16 plus fréquente que chez les femmes qui ont accouché.

Résultat sur le critère jugement dépression

La présence de signes majeurs de dépression chez les femmes qui ont avorté est 2.08 plus fréquente que chez les femmes qui n'ont pas eu de grossesse et 2.86 plus fréquente que chez les femmes qui ont accouché.

Résultat sur le critère jugement anxiété

La présence de signes d'anxiété chez les femmes qui ont avorté est 1.92 plus fréquente que chez les femmes qui n'ont pas eu de grossesse et 2.27 plus fréquente que chez les femmes qui ont accouché.

Résultat sur le critère jugement abus de substances, addictions

La présence d'abus de substances illicites chez les femmes qui ont avorté est 5 fois plus fréquente que chez les femmes qui n'ont pas eu de grossesse et 6.66 plus fréquente que chez les femmes qui ont accouché.

C

Commentaires de la rédaction scientifique

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE ÉLEVÉ

Point fort concernant la population étudiée : Population nationale (ou régionale)

Point fort concernant la mesure du critère de résultat (les troubles psychologiques) : Questionnaire standardisé

Point fort concernant la prise en compte des facteurs qui peuvent fausser l'analyse : Ajustement sur antécédents et/ou éventuelles autres caractéristiques

Cohorte de 1265 enfants nés en 1977 dans une région urbaine de Nouvelle-Zélande.  Ceci garantit une diversité de situation, une bonne "représentativité".

Ajustement de bonne qualité pour au moins 2 raisons : étude longitudinale analysée très méticuleusement; ajustement sur de nombreuses variables du passé.

ELEMENTS PERMETTANT D'ARGUMENTER EN FAVEUR D'UN NIVEAU DE PREUVE FAIBLE

Seule la partie utilisant une analyse longitudinale est vraiment convainquante.

Commentaires de la Rédaction Non Scientifique

Etude bien menée

++

La conduite de l'étude semble satisfaisante. Critères objectifs du DSM IV vérifiés de manière fiable et valide

Commentaires des internautes

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